Je me detruis lentement...
Et je m'enferme dans cette vie de son qu'elle est moi avons crée. Elle c'est ma guitare ses cordes sont dures contre mes doigts, et le bois si lisse est si bien verni qu'on ne dirait plus tellement du bois.
Avec mille précautions, je la delivre de sa housse, et la fait gémir doucement, caressant ses cordes, les pinçant et les grattant, comme on le ferait avec un animal capricieux.
Les yeux mi-clos, j'écoute les sons qu'elle produit, fredonnant en même temps de ma voix briser par tant de larmes verser, savourant juste les grincements et le contact du bois, celui plus froid des cordes qui se réchauffent sous mes doigts, la lanière de cuir qui touche à peine sa peau...
Les cordes, tendues comme un corps qui se cambre, gémissaient sous mes doigts ; le bois lisse et verni s'apparentait à la peau humide d'un corp offert ; les clés d'accord de l'instrument tournant doucement entre mes doigts, modifiant la sonorité, pouvant rendre la chose bonne ou mauvaise. Tout dépendant de l'ajustement des caresses que je lui prodigue.
Et je me laisse entourer par se son jusqu'a qu'il sature l'atmosphere. Je laisse mes doigt vaguer de fretes en fretes. Les yeux fermer ou scotcher aux cordes, je ne ressent plus rien que la musique il n'y a plus rien d'autres...
IL n'y as plus de limite, j'ai epousé la musique et c'est la plus belle histoire que j'ai jamais connu...
Parceque c'est moi qu'il a fait vivre en caressant les cordes et que donc elle est sans fin....